“Vous êtes intelligent ? C’est peut-être votre plus gros handicap en ce moment.”

  • Jan 7, 2026

“Vous êtes intelligent ? C’est peut-être votre plus gros handicap en ce moment.”

  • Laurent
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Vous êtes intelligent ? C’est peut-être votre plus gros handicap en ce moment.

On croit souvent que penser beaucoup protège. 🤔


En réalité, chez pas mal de personnes atypiques en burnout, en pleine angoisse ou en effondrement, le cerveau devient un bunker : brillant, performant… mais déconnecté du corps (et du cœur).

La sur intellectualisation ou plutôt l’hyperintellectualisation, c’est ça : utiliser l’analyse, les concepts, les théories comme mécanisme de défense.


L’analyse permanente, la réflexion poussée, les possibles, c’est super pour résoudre des problèmes plus ou moins complexes, d’ouvrir des passerelles, de défricher, de penser de façon systémique parfois sur le long terme…


Mais quand le “problème”, c’est votre fatigue, votre chagrin, votre colère, votre épuisement, votre perte de sens, votre incompréhension au monde, cette même capacité devient un piège.

Vous avez un moteur performant dans la tête qui tourne à vide.


Vous disséquez tout : votre passé, vos traumas, vos schémas, vos relations, votre organisation, votre entourage, vos collègues, votre “profil”…


Vous voulez comprendre avant de ressentir, décoder avant d’accepter, théoriser avant de vous reposer… C’est le bordel !

Le problème, c’est que continuer à tout analyser ne fait qu’augmenter ce feu intérieur.


C’est comme souffler sur des braises : plus vous brassez, plus l’incendie émotionnel se ravive.


Vous croyez l’éteindre, vous l’entretenez.

On ne sort pas d’un burnout, d’un effondrement ou d’une crise existentielle uniquement avec des concepts.


À un moment, il faut redescendre dans le corps :

  • Écouter les signaux (fatigue, douleurs, blocages, agitation…).

  • Accepter les limites, même si votre ego et votre idéal de vous-même hurlent que “ce n’est pas vous”.

  • Laisser de la place à ce qui fait peur : le vide, le ralentissement, le fait de ne plus “performer”, de ne plus y arriver…

Penser sa guérison, c’est tentant, mais c’est souvent un futur flou, conditionnel, abstrait, voire lointain : “quand j’aurai compris… quand j’aurai réglé ça…”.

Guérir, ce n’est pas un projet intellectuel, c’est un processus incarné, parfois moche, lent, décousu, mal configuré.

Ce post ne dit pas que l’intelligence est un problème.
Oui, je vous vois venir les petits rigolos. 😉


Il dit qu’à un certain niveau de souffrance, ce qui vous a longtemps sauvé, votre capacité d’analyse, votre hauteur de vue, votre lucidité, peut devenir une armure, une usine à fantasmes, qui vous empêche de sentir où ça fait vraiment mal, voire ce qui vous fait dégoupiller.

Si vous vous reconnaissez là-dedans, ce n’est pas un jugement.


C’est peut-être juste un petit rappel : vous n’êtes pas qu’un cerveau brillant posé sur un corps en option qui devrait le suivre comme un bon toutou.
Et ce corps, lui, sait souvent depuis longtemps ce que votre tête refuse d’entendre.

Ensemble mais perdu.

Si besoin, vous savez où nous trouver. 🤙💜

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